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Réflexion sur l’amitié franco-allemande et l’avenir de l’UE.

Au lendemain du 50ème anniversaire du traité de l’Elysée, qui marqua officiellement l’amitié franco-allemande et concrétisa l’idée révolutionnaire des pères fondateurs d’une Europe unie, le futur de l’Union Européenne est devenu, à cause des crises économique, financière, sociale et institutionnelle qui la traversent encore aujourd’hui, plus qu’incertain. Ainsi, ces derniers mois les relations se sont tendues entre ses différents membres, entre la France et l’Allemagne et même entre les parlementaires sur les symboles européens.
Depuis la fondation de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier, de nombreuses avancées vers cette Europe unie se sont réalisées avec en point d’orgue la naissance de l’Euro. Cependant, à cause de la réticence de certains Etats-membres qui pensent protéger leurs intérêts nationaux en ne prenant que ce qui leur convient de l’Union et en repoussant les contreparties, l’Europe semble s’enliser, manquer de souffle et de cette part de rêve qui anima Schuman, Adenauer et Monnet.
L’Union Européenne est ainsi aujourd’hui à la croisée des chemins, entre une Europe des Etats-Nations que décrit Jacques Delors, mais qui serait inévitablement à la carte, politiquement faible, lente et inefficace, et une Europe intégratrice qui saurait prendre avec courage la voie du « fédéralisme » pour unir réellement ses peuples dans cette vision d’un véritable destin commun. Cette Europe unie politiquement et financièrement, construite dans une harmonie fiscale et sur la base de réelles conquêtes sociales pour tous ses citoyens mais sans renoncer pour autant à l’originalité, à la culture et à la nature de chacun des peuples qui la constituent, est à mon sens le chemin à suivre pour nous, Européens. Mais, même si ce choix est entre les mains de ses citoyens, ce nouveau souffle, ce nouvel élan pour cette Europe démocratique, juste, pacifiée et forte sur la scène politique mondiale ne pourra venir que de la France et de l’Allemagne qui se voulurent « mariés » ce 22 janvier 1963 pour le meilleur, peut-être pour le pire, mais certainement pour avancer et croire ensemble que l’union entre les peuples européens n’était pas qu’un simple rêve.

Arnaud BERTHIER, secrétaire de la section Valencia

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